Des idées de stages, d'interventions...

Désintoxication de la langue de bois et analyse de la rhétorique

La rhétorique peut-elle casser des briques ? Nous proposons une série d’exercices à répéter chez soi, dans le bus, en réunion d’équipe afin de construire des résistances intellectuelles à ces mots qui nous piègent. Nous observerons, grâce aux outils de la psychologie sociale, de la sociologie critique et de l’éducation populaire, quels sont les mécanismes à l’œuvre qui nous font adhérer à un discours.

Esprit critique et autodéfense intellectuelle

L’atelier « Esprit critique » propose de continuer de se familiariser avec l’auto-défense intellectuelle

pour mieux déconstruire et s’armer face aux erreurs de raisonnement, aux techniques de manipulations, au discours tronqués, aux sophismes et autres argumentocs... tout ce qui vient empêcher l’action collective.

Comment faire équipe ?

Quelles sont les dynamiques internes des groupes, collectifs, équipes de travail ?

Quels moyens avons nous pour appréhender le rapport au pouvoir, à la hiérarchie, les relations inter personnelles les rôles, les rapports de genre, la coopération, la répartition des tâches ?

Quels sont les conditions et les freins au développement de pratiques auto-gestionnaires ?

« Faire équipe » n'est pas seulement une question technique ou psychosociale, c'est aussi une question politique, et de nombreuses expériences issues de l'éducation populaire peuvent nous aider à nous repérer et à imaginer d'autres modèles.

Nous travaillerons les questions de hiérarchie, de pouvoir et d'efficacité à partir de situations réelles, et définirons des stratégies de transformation pour tendre vers des modèles d'organisation plus égalitaires.

Intervenir dans l'espace public

Pour pouvoir sortir des cercles de « gens déjà convaincus », pour se réapproprier les espaces publics comme des espaces de rencontre et de débat en abordant directement nos concitoyens, l'éducation populaire doit aujourd'hui aussi se faire dans la rue.

« Porteurs de paroles », débats en jardin public, aménagements festifs de dissidence aventureuse ou de contestation dissidente, nous proposons une initiation théorique et pratique à la question de l'intervention d'éducation populaire dans l'espace public : sens de l'action, cadres réglementaires, organisation, repérages et réajustements.

Mobiliser : de la colère à la négociation avec la méthode Alinsky

Stage co-animé par l'orage et un-e organisateur-ice de l'Alliance Citoyenne de Grenoble

« Une personne en colère est une personne qui n'a pas renoncé à la justice ». Dans la méthode d'organisation d'alliance citoyenne (community organizing), cette émotion est un moteur de changement. Mais comment transformer la colère individuelle et impuissante en une revendication collective et efficace ? Comment amener les décideurs à prendre des décisions favorables aux demandes citoyennes ? Parfois une demande bien adressée suffit, souvent, c'est un rapport de force qu'il faut construire. S'organiser par le relationnel, construire une stratégie en fonction des intérêts du décideur, imaginer des actions collectives utilisant l'humour et la surprise, découvrir les astuces de la négociation... Autant d'outils concrets que nous vous proposons d'explorer dans ce stage.

Afin de les ancrer dans le réel, nous partirons de votre expérience d'acteurs ou d'animateur de combats avortés, victorieux ou futurs. Nous nous appuierons également sur des études de cas tirés du travail de l'Alliance Citoyenne de Grenoble, première organisation en France s'inspirant des méthodes du community organizing d'Alinsky.

Penser et structurer son action dans la complexité

 
Qu’il s’agisse d’animer un groupe, de participer ou militer dans une association ou une organisation, ou plus largement dans de nombreux actes de notre quotidien : nous sommes constamment confrontés à la question du sens de nos actions.
L’esprit de cette formation est de découvrir un ensemble de méthodes qui vont nous permettre de structurer notre pensée face à la complexité des situations que nous vivons. L’idée est de gagner du pouvoir de compréhension et de développer notre vigilance critique en s’essayant à l’entrainement mental et à des outils d’esprit critique. 
Les expérimentations que nous vivrons orienteront l’analyse vers l’élaboration de plusieurs solutions afin de structurer nos actions en prenant en compte les défis de la responsabilité, de la rationalité et de la complexité. 
L’entrainement mental a été développé par la fédération d’éducation populaire Peuple et Culture dès 1945 et est depuis actualisé en permanence par des structures qui font vivre cette approche et notamment le réseau des CREFAD.

Penser les rapports sociaux, lutter contre les discriminations

Alors que les rapports sociaux de classe, de genre et de race traversent notre société, nous sommes peu formé-es à les décrypter, les analyser, les combattre. Ils sont pourtant à la source de multiples inégalités et discriminations. Et qu'en est-il des autres dominations, celles liées à la culture, aux rapports de pouvoir liés au savoirs, aux représentations sociales ?

C'est en partant de nos propres pratiques de domination, le plus souvent inconscientes, que nous aborderons ces questions. Des apports théoriques nous permettront de les repérer et de les comprendre, avant de voir de quelle manière nous pouvons agir vers une meilleure égalité de traitement.

Provoquer du pouvoir d’agir

Qu’est ce qui provoque du pouvoir d’agir ? Que peut-on faire localement qui ait un impact sur nos vies et sur la société dans son ensemble ? Quels sont les liens entre conscientisation et action collective ? Faut il vraiment qu’on soit plus informé sur les ravages du capitalisme, la misère sociale, la casse du service public, la relance des OGM et du nucléaire pour pouvoir aller vers de l’action ? Ce stage s’adresse à tous les professionnels confrontés à des publics qui s’interrogent sur la notion d’« effet déclencheur » d’un engagement, que ce soit engagement citoyen, dans un projet collectif, dans une action publique. L’idée poursuivie est d’arriver à redonner du «pouvoir d’agir» à un groupe en mobilisant un ensemble d’outils et de principes issus du patrimoine de l’éducation populaire.

Susciter la participation

« Les gens ne veulent plus s’engager ». Faut-il s’en étonner, lorsque nous définissons les résultats d’une action avant qu’elle ne soit commencée, lorsqu’une assemblée générale d’association est organisée comme une messe, ou lorsqu’un débat est monopolisé par des experts ?

L’orage propose cette formation pour renverser la relation entretenue normalement avec le « public » – adhérent-es, jeunes, habitant-es, usagers, élèves, collègues. Cette formation remet en cause la méthodologie de projet et propose d’autres manières de faire, puis travaille sur des cas concrets proposés par les participant-es et invente collectivement des méthodes d’intervention.

Éducation populaire et transformation sociale

Cette formation se donne pour ambition de déconstruire / reconstruire son positionnement professionnel (et/ou militant) en se référant à l’éducation populaire comme pratique de transformation sociale. Au sein du groupe nous construisons collectivement une posture que nous considérons être la clé de la mise en œuvre de tous nos outils, habituellement transmis plus isolément sur des stages de trois jours.

La formation permet ainsi de travailler autour des récits de vie, des méthodes de débats publics en salle ou dans la rue (avec une mise en pratique) du rapport au langage ou de cette notion qui nous est chère : la transformation sociale. Cette formation s’appliquera à elle-même les principes de l’éducation populaire : dé-hiérarchisation des savoirs, autogestion, parole libre, définition collective des contenus.

 

Repenser ses pratiques pour agir dans le travail social

Cette formation propose d’interroger l'ensemble des pratiques d'intervention sociale, leur sens, leur évolution, ainsi que les problématiques qu'elles soulèvent pour les professionnel-les comme les bénévoles.
Mieux saisir les enjeux actuels de l'intervention sociale auprès des publics en difficultés au sens large (notamment la place et la considération qui leur sont réservées ainsi que leur participation aux instances institutionnelles), permet de concevoir de nouveaux leviers d'actions dans l'accompagnement social.
En partant du contexte d'intervention des participant-es, il s'agira de réaliser un travail d'analyse collective des mécanismes généraux d'exclusion et des différentes postures d'intervention, afin d'envisager un réajustement de sa propre pratique quotidienne. L’expérimentation de méthodes participatives permettra également d’acquérir des techniques afin de développer et d’enrichir son registre d'action, particulièrement dans l'élaboration et la mise en œuvre d’actions collectives sur le terrain.

Formation Conférenciers Gesticulants

Bien plus qu'une performance liée au charisme du « conférencier gesticulant », il s'agit de construire, à partir de notre vécu, de nos colères... une parole politique à la portée de tous.
Partant du vécu des participants et des sujets qu'ils souhaitent travailler, des aller et retours entre récits de vie et savoirs théoriques permettent de tisser la trame de la future conférence gesticulée, qui pourra prendre une forme individuelle ou collective.
Il s'agit de lier des savoirs « froids » à du vécu, de l'intime, du témoignage, de la dérision et de l'humour...
Construite sur 4 regroupements, la formation alternera des temps de travail en plénière et en petits groupes, et s'appuiera sur des méthodes d'éducation populaire. Les participants auront à construire progressivement leur propos entre les différents modules.

L’autorité bienveillante

Concevoir l’autorité comme une forme de domination des adultes sur les enfants est une idée reçue qui traverse les débats sur l’éducation. Concevoir que cette domination n’existe jamais en est une autre. Comment imaginer et élaborer une relation éducative bienveillante dans les structures éducatives (famille, école, centres de loisirs, structures d’accueil) ? Nous recenserons des pratiques émancipatrices et en imaginerons d’autres pour aider les enfants et les jeunes à se construire comme des sujets politiques autonomes.

Pratiquer la démocratie

Alors même que la question économique est régulièrement interrogée quand elle se confronte à des problématiques morales ou politiques, la question démocratique n’est plus posée que comme injonction procédurale sans que jamais ne soit remis en cause ni son sens ni les modalités pour l’atteindre. Ce stage sera l’occasion de réfléchir sur le sens de la démocratie dans les projets collectifs, dans le milieu professionnel. Il permettra aux participant-es d’échanger, d’évaluer et d’expérimenter les différentes manières de prendre des décisions dans un cadre collectif mais aussi d’aborder des questions afférentes à la vie de tout groupe. Nous proposons ce stage pour s’interroger sur toutes ces formes nommées démocratiques, pour choisir celle qu’il nous faut en conscience et permettre de donner une forme claire à la participation citoyenne ou associative.

Renforcer ses pratiques d’éducation populaire

Nous organisons un stage ouvert à celles et ceux qui ont déjà suivi un stage avec une coopérative d’éducation populaire pour, une fois la découverte de nos outils faite et la posture de l’éducateur-ice populaire éclaircie, analyser ce qui bloque et ce qui facilite la transformation de nos pratiques, inventer ensemble des stratégies le cas échéant et mettre en place un soutien mutuel pour leurs mises en œuvre.

Animer une Université populaire

Héritières de l’éducation populaire et du mouvement ouvrier de la fin du XIXe siècle, les Universités populaires connaissent un regain d’actualité et un développement important. Il n’existe ni label ni archétype propre à l’Université populaire et c’est tant mieux !

De cette myriade d’expériences, l’engagement convergent est celui de la production de savoirs. S’il est possible de traduire les vécus en connaissances, de produire des savoirs théoriques et pratiques qui suscitent les engagements, il faut aussi posséder les savoirs pédagogiques, connaître les méthodes, utiliser les outils, exploiter cette production pour les traduire en pouvoir d’agir. Or, cette préoccupation est inhérente à l’éducation populaire : comment le savoir peut être source d’émancipation individuelle et collective ?

Cette formation propose un espace de réflexion à l’adaptation de méthodes d’éducation populaire au contexte des Universités populaires et à la conduite de recherche-action à visée de transformation sociale.

Enquêtes conscientisantes

Les enquêtes conscientisantes visaient, dès le XIXe siècle, à connaître les conditions de vie des classes populaires et, par la méthode, que les individus eux-mêmes en prennent conscience. Elles permettent de construire des revendications politiques ou sociales s’appuyant sur les témoignages et les analyses des gens. Cette formation s’inspire de cette méthode pour construire un outil d’intervention sur les lieux de travail, sur un quartier, sur une structure. Une large place sera donnée à l’expérimentation.

Histoire de vie et posture professionnelle

Il s’agit d’un travail autobiographique permettant de mettre en lumière les éléments déclencheurs de la vocation professionnelle et de la conscience politique de chacun. Nous exploitons ensuite la matière produite pour en tirer les éléments constitutifs d’une posture d’éducation populaire puis travaillerons sur les facilités et les freins à faire vivre celle-ci dans un cadre professionnel.

Histoire et organisation collective

Quelles sont les dynamiques internes des groupes, collectifs, équipes de travail ? Quels moyens avons nous pour appréhender le rapport au pouvoir, les relations, les rôles, les rapports de genre, la coopération, la répartition des tâches- visibles et invisibles ? Quels sont les conditions et les freins de pratiques autogestionnaires ? Ce stage s’adresse à toutes les personnes désireuses de questionner leurs pratiques du collectif sous toutes ses formes afin d’avancer un peu plus vers la construction de ces savoirs que fabriquent les groupes.

Organiser un évènement d’éducation populaire

Dans nos pratiques professionnelles ou bénévoles, la tendance est à la réalisation de « temps forts » ou de « grand-messes » pour gagner en visibilité. Comment trouver des alternatives au traditionnel « forum des associations » où on nous propose de tenir un stand ? Quelle marge de manœuvre avons-nous pour prendre en compte les réels besoins des personnes attendues ?

Repenser la solidarité internationale

Lorsqu’on analyse les flux financiers entre le Sud et le Nord, on est bien en droit de se demander qui aide vraiment qui. Lorsqu’on parle de pauvreté et non plus d’inégalités, qu’est ce que ça change ? Pour parvenir à déjouer les contraintes des projets de développement.

Repenser le projet associatif

Pour sortir des problématiques paralysantes du quotidien, libérer les possibles et les imaginaires, ouvrir de nouvelles pistes d’action. Pour enrichir son répertoire de pratiques et redonner de la force d’agir aux professionnels et aux bénévoles. Un stage pour impliquer un maximum de monde à la redéfinition du projet associatif, arrêter de pré penser les actions des autres et enterrer la méthodologie de projet.

Penser la relation adulte/enfant

La domination adulte et la place des enfants sont des thématiques totalement absentes du champ politique. En général, ils n’existent politiquement que par le prisme de l’école, de la santé ou des modes de garde. En tant qu’adultes, parents, professionnels de l’enfance, professeurs ; appréhender la relation adulte/enfant comme un rapport de domination semble à la fois une évidence et une absurdité. Pourquoi ?

Au cours de ce stage, nous élaborerons ensemble une analyse critique de la catégorie « enfant » et de ceux qui la gèrent (famille, école, centres de loisirs, structures d’accueil, justice des mineurs) soutenus par des apports biographiques, théoriques et expérientiels. Nous tenterons de nous forger des outils de compréhension de la relation adulte/enfant et nous recenserons et imaginerons des pratiques qui contribueraient à la construction des enfants et des jeunes comme des sujets politiques autonomes.

Techniques de débat public

Il règne souvent un fatalisme et une impuissance à ne pouvoir sortir du cercle des gens déjà convaincus par nos idées. Alors l’orage propose d’aller dans la rue pour expérimenter les Porteurs de Parole : technique qui permet d’investir un espace public et d’y créer un débat sur une question de son choix en affichant au fur et à mesure les réponses proposées. Chaque réponse étant la synthèse d’une discussion entre un animateur et une personne.

Ce stage permet d’expérimenter l’outil en conditions réelles mais aussi de découvrir les difficultés d’une méthode faussement simple, de s’approprier les bases des compétences nécessaires et d’échanger sur des applications concrètes : fête de quartier, réunion associative ou action militante. Il s’agit de rendre chaque participant autonome sur cette technique.

Enrichir son répertoire d’actions

Depuis la fin des années 90, de nouveaux terrains de luttes et de nouveaux types d’organisation (les mouvements des « sans », des « anti », le développement des « réseaux » et collectifs) se sont développés et ont dû réinventer de nouveaux outils pour résister.

Nous proposons un stage pour découvrir ces nouvelles formes d’actions : faire de la politique dans la rue sans autorisation, faire du syndicalisme différemment, détourner les conférences et les tables rondes, combattre les supermarchés avec humour, prendre des décisions sans voter…Nous tenterons de rendre chacun autonome sur sa capacité à mettre en œuvre, dans son propre contexte, les modes d’actions présentés dans le stage.